La scène médiatique arabe abordée lors du Moussem d’Assilah

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Au Moussem d’Asilah, qui se tient actuellement dans ladite ville, l’évènement international est une occasion bien évidemment de parler d’art, mais pas seulement…

La scène médiatique traditionnelle mise à rude épreuve…

En effet, le Moussem d’Assilah vient d’organiser un colloque (dans la multitude de colloque que compte la manifestation) sur le thème « La scène médiatique dans les pays du Conseil de coopération du Golfe à la lumière des mutations dans la région ». Ainsi, dans ce cadre les médias traditionnels ont été passés en revue ainsi que les médias électroniques.

Et selon les premières conclusions des experts présents : « L’essor des médias électroniques met à rude épreuve la scène médiatique arabe ». Face à l’essor des « nouveaux médias », les institutions médiatiques des pays du Golfe sont tenues de changer de discours et de s’ouvrir aux nouvelles technologies d’information et de la communication, afin de ne pas être en reste de la dynamique de changement que connaît la région.

Des avis divergents…et une réalité co-construite

Ainsi, ce 35ème Moussem culturel international d’Assilah a été l’occasion de passer ce message à l’heure où « les médias sont devenus une pièce-maîtresse de la culture de communication du 21ème siècle » a noté le secrétaire général de la Fondation du Forum d’Assilah, Mohamed Benaissa. Pour sa part, Samira Rajab, ministre d’Etat de l’Information, porte-parole du gouvernement du Bahreïn, a exprimé la crainte que le développement des médias satellitaires et électroniques, dont certains sont peu regardants sur les règles de professionnalisme et de rigueur qui sont de mise dans le secteur, ne mette en péril la « sécurité médiatique » des pays de la région.

A l’opposé, Abdallah Al Rashid, directeur du bureau de la revue Al Majalla en Arabie Saoudite, critique les médias traditionnels qui pèchent, « par conservatisme et manque de courage et d’initiative, en matière de traitement de la nouvelle donne dans la région. En général, constate-t-il, la prudence et la réserve demeurent les principales règles à observer dans le paysage médiatique des pays du Golfe ». Enfin, s’appuyant sur son expérience de 18 ans de travail journalistique dans cette région, Hassan Rachidi, journaliste d’Al Jazeera et conseiller au Centre de Doha pour la liberté des médias, juge « que la scène médiatique au Golfe évolue à un rythme nettement inférieur à celui de la rue ». Un débat non clôt, mais toujours captivant et porteur de sens !

Ecrit par Blaneeadmin le 9 Juillet 2013.
Catégories: Actualités, Communiqué de Presse, CP Maroc